{"id":2552,"date":"2021-12-04T11:14:37","date_gmt":"2021-12-04T10:14:37","guid":{"rendered":"https:\/\/monblogeur.tech\/index.php\/2021\/12\/04\/relocalisation-de-la-confection-textile-la-formation-au-coeur-des-enjeux-3-3-la-tribune-marseille\/"},"modified":"2021-12-04T11:14:37","modified_gmt":"2021-12-04T10:14:37","slug":"relocalisation-de-la-confection-textile-la-formation-au-coeur-des-enjeux-3-3-la-tribune-marseille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monblogeur.tech\/index.php\/2021\/12\/04\/relocalisation-de-la-confection-textile-la-formation-au-coeur-des-enjeux-3-3-la-tribune-marseille\/","title":{"rendered":"Relocalisation de la confection textile : la formation au c\u0153ur des enjeux 3\/3 &#8211; La Tribune Marseille"},"content":{"rendered":"<div class=\"cfbc967f0983488262956e73eca9483a\" data-index=\"1\" style=\"float: none; margin:10px 0 10px 0; text-align:center;\">\n<script async src=\"https:\/\/pagead2.googlesyndication.com\/pagead\/js\/adsbygoogle.js?client=ca-pub-3859091246952232\" crossorigin=\"anonymous\"><\/script>\r\n<!-- blok -->\r\n<ins class=\"adsbygoogle\" data-ad-client=\"ca-pub-3859091246952232\" data-ad-slot=\"1334354390\"><\/ins>\r\n<script>\r\n     (adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});\r\n<\/script>\r\n\n<\/div>\n<p>5 mn<br \/>Partager :<br \/>Avec les vagues de d&eacute;localisation de l&rsquo;industrie textile, ce ne sont pas seulement des emplois que la France a perdu. Ce sont aussi des savoir-faire. Bon nombre des couturiers qui travaillaient dans ces usines sont partis en retraite. D&rsquo;autres ont &eacute;t&eacute; oblig&eacute;s de se reconvertir, perdant de leurs comp&eacute;tences en couture.<\/p>\n<p>A Marseille, Les Ateliers fran&ccedil;ais de confection ont pu s&rsquo;appuyer sur la main d&rsquo;&oelig;uvre de l&rsquo;entreprise Cap Indus qu&rsquo;ils ont rachet&eacute;e. &laquo;&nbsp;<em>Cet atelier a employ&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; 150 personnes. Ils faisaient du cuir, des v&ecirc;tements, des sous-v&ecirc;tements, des maillots de bain. Mais bon nombre de leurs clients ont disparu ou ont pr&eacute;f&eacute;r&eacute; d&eacute;localiser leur production&nbsp;<\/em>&raquo;, raconte Julien de Vernisy qui d&eacute;cide donc, avec sa s&oelig;ur, de racheter l&rsquo;entreprise en gardant une bonne partie de l&rsquo;&eacute;quipe. Des femmes pour la plupart, exp&eacute;riment&eacute;es, qui s&rsquo;attellent &agrave; transmettre leur savoir-faire aux jeunes recrues, stagiaires ou apprentis. &laquo;&nbsp;<em>Quand ce sont des profils auxquels on croit&nbsp;<\/em>&raquo;, pr&eacute;cise l&rsquo;entrepreneur, quelque peu amer. &laquo;&nbsp;<em>La couture est un m&eacute;tier difficile. On passe 7 heures derri&egrave;re une machine. Et il faut plusieurs ann&eacute;es d&rsquo;exp&eacute;rience avant d&rsquo;atteindre une certaine maturit&eacute;. Mais avec les jeunes, c&rsquo;est compliqu&eacute;. On a toujours jou&eacute; le jeu en prenant des stagiaires, des apprentis&#8230; Mais tr&egrave;s souvent, ils ne savent pas pourquoi ils sont l&agrave;<\/em>&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p><strong>La couture, un m&eacute;tier difficile et d&eacute;valoris&eacute;<\/strong><\/p>\n<p>Toutes les entreprises interrog&eacute;es font le m&ecirc;me constat. Pas facile de trouver des jeunes motiv&eacute;s, aptes &agrave; travailler en couture. Pour Anne C&eacute;cile Ratsimbason, fondatrice de Le Stylisme m&eacute;dical &agrave; Nice, plusieurs raisons peuvent &ecirc;tre l&rsquo;expliquer.<\/p>\n<p>&laquo;<em>&nbsp;Dans les &eacute;coles, le m&eacute;tier de couturier n&rsquo;est plus en vogue, contrairement au design de mode. Le travail manuel n&rsquo;est pas sexy. On l&rsquo;associe souvent &agrave; une voie de garage. J&rsquo;ai &eacute;tudi&eacute; la mode dans une &eacute;cole &agrave; Berlin. Beaucoup de mes camarades se disaient que ce n&rsquo;&eacute;tait pas si grave s&rsquo;ils ne savaient pas coudre, qu&rsquo;ils pourraient sous-traiter cela pour se concentrer sur le design&nbsp;<\/em>&raquo;.<\/p>\n<p><span class=\"widgetlink\"><span class=\"header-widgetlink\">Lire aussi <span class=\"reading-time\"><span class=\"stop-watch-icon\"><\/span>6 mn<\/span><\/span><span class=\"body-widgetlink\"><span class=\"lt-protected-icon\"><\/span><a href=\"https:\/\/region-sud.latribune.fr\/economie\/2021-12-01\/confection-textile-dans-le-sud-le-retour-1-3-897624.html\" data-id=\"897624\">Confection textile dans le Sud : le retour ? 1\/3<\/a><\/span><\/span><\/p>\n<p>Une tendance qui nuit selon elle &agrave; la profession. &laquo;&nbsp;<em>Si on est cr&eacute;ateur et qu&rsquo;on n&rsquo;a pas appris &agrave; coudre, on se retrouve vite en porte-&agrave;-faux avec les couturi&egrave;res. On ne se rend pas compte qu&rsquo;un jean demande autant de temps pour &ecirc;tre fabriqu&eacute;. Moi qui sais coudre, j&rsquo;ai des &eacute;changes beaucoup plus clairs avec ma couturi&egrave;re<\/em>&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>Pour changer la donne et reconstituer un vivier de talents, les entreprises de confection tentent malgr&eacute; tout d&rsquo;accueillir un maximum de jeunes. &laquo;&nbsp;<em>Avec eux, on est dans la s&eacute;duction&nbsp;<\/em>&raquo;, assure Sahouda Maallem, patronne du chantier d&rsquo;insertion 13 Atipik &agrave; Marseille. &laquo;<em>&nbsp;On prend le temps de les former, de leur faire d&eacute;couvrir la fili&egrave;re&nbsp;<\/em>&raquo;.<\/p>\n<p>Pour parvenir &agrave; se d&eacute;velopper malgr&eacute; la p&eacute;nurie de talents, l&rsquo;atelier ni&ccedil;ois Le Point Fran&ccedil;ais (pass&eacute; de 1 &agrave; 40 salari&eacute;s en 2 ans) a trouv&eacute; une solution&nbsp;: la cr&eacute;ation d&rsquo;une cellule de formation en interne, par le biais de l&rsquo;Action formation pr&eacute;alable au recrutement (AFPR), un dispositif de P&ocirc;le Emploi qui permet de former des personnes tout en leur versant une aide au retour &agrave; l&#8217;emploi en vue de l&rsquo;obtention d&rsquo;un poste dans une entreprise.<\/p>\n<p>Chacun son astuce donc. Et chacun dans son coin tant la main d&rsquo;&oelig;uvre est rare, mettant les entreprises en concurrence. &laquo;&nbsp;<em>Nous passons tous beaucoup de temps sur la formation, l&rsquo;accompagnement, notamment dans les structures de l&rsquo;insertion<\/em>&nbsp;&raquo;, remarque Sahouda Maallem (13 Atipik). &laquo;<em>&nbsp;Mais parfois, je peux avoir un profil qui conviendrait mieux &agrave; une autre structure plus industrielle, et inversement. Il faudrait davantage de passerelles entre nous&nbsp;<\/em>&raquo;.<\/p>\n<p><strong>Une &eacute;cole de production pour former et soulager les entreprises locales<\/strong><\/p>\n<p>Pour avancer collectivement &#8211; et plus vite &#8211; sur cet &eacute;pineux sujet de la formation, le collectif Fask vient de lancer Fask Academy, une &eacute;cole de production qui sera situ&eacute;e dans le quartier des Aygalades &agrave; Marseille (15e&nbsp;arrondissement), sur une surface de 650 m&egrave;tres carr&eacute;s.<\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;<em>Les &eacute;coles de production sont un concept lyonnais n&eacute; &agrave; la fin du XIX&egrave;me si&egrave;cle<\/em>&nbsp;&raquo;, explique Jocelyn Meire, fondateur de Fask. &laquo;&nbsp;<em>On en compte 36 en France. Il s&rsquo;agit d&rsquo;&eacute;coles priv&eacute;es hors contrat, gratuites, dont un tiers du budget provient de la vente de produits fabriqu&eacute;s par les &eacute;l&egrave;ves&nbsp;&raquo;.&nbsp;<\/em>Il s&rsquo;agira en fait de r&eacute;pondre aux besoins de main d&rsquo;&oelig;uvre des entreprises locales.<\/p>\n<p><span class=\"widgetlink\"><span class=\"header-widgetlink\">Lire aussi <span class=\"reading-time\"><span class=\"stop-watch-icon\"><\/span>7 mn<\/span><\/span><span class=\"body-widgetlink\"><span class=\"lt-protected-icon\"><\/span><a href=\"https:\/\/region-sud.latribune.fr\/economie\/2021-12-02\/confection-textile-un-potentiel-freine-2-3-897657.html\" data-id=\"897657\">Confection textile : un potentiel frein&eacute; 2\/3<\/a><\/span><\/span><\/p>\n<p>Anne C&eacute;cile Ratsimbason (Le Stylisme m&eacute;dical) entend ainsi faire appel aux forces vives de l&rsquo;&eacute;cole lorsque ses couturi&egrave;res ni&ccedil;oise et allemandes seront d&eacute;bord&eacute;es, ce qui est fr&eacute;quent. &laquo;&nbsp;<em>Nous avons aussi des discussions avec de grands donneurs d&rsquo;ordres comme Kaporal qui pourrait nous confier des collections capsules<\/em>&nbsp;&raquo;. Et pourquoi pas davantage ensuite si l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des clients se confirme.<\/p>\n<p>Jocelyn Meire pense aussi &agrave; des acteurs non directement li&eacute;s &agrave; la mode. &laquo;&nbsp;<em>Des entreprises &eacute;v&eacute;nementielles pourraient faire appel &agrave; nous pour r&eacute;aliser des tote-bags fabriqu&eacute;s en France, dans le cadre de leur d&eacute;marche RSE<\/em>&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>Pendant leur formation, les &eacute;l&egrave;ves passeront chaque semaine 20 heures en atelier et assisteront &agrave; 10h de cours th&eacute;orique. &laquo;&nbsp;<em>Au bout de deux ans, nous les pr&eacute;senteront au CAP mode, v&ecirc;tements flous qui forme des op&eacute;rateurs d&rsquo;ateliers de confection<\/em>&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>Avec un investissement initial financ&eacute; par la R&eacute;gion Sud, la Fondation TotalEnergies et la Caisse des d&eacute;p&ocirc;ts, l&rsquo;&eacute;cole devrait prochainement accueillir une premi&egrave;re promotion de 15 &eacute;l&egrave;ves &acirc;g&eacute;s de 15 &agrave; 18 ans. Pour nourrir des vocations, cr&eacute;er de l&#8217;emploi. Et ainsi oxyg&eacute;ner une fili&egrave;re bien d&eacute;termin&eacute;e &agrave; trouver un nouveau souffle.<\/p>\n<p>5 mn<br \/>Partager :<br \/>         Suivez La Tribune <br \/>         <span>Chaque jour dans votre newsletter, recevez l&rsquo;actualit\u00e9 \u00e9conomique de votre r\u00e9gion<\/span>     <br \/>Sujets les + lus<br \/>|<br \/>Sujets les + comment\u00e9s<br \/>1<br \/>                                                                                 Comment Mood Messenger r\u00e9volutionne les SMS                                     <br \/>2<br \/>                                                                                 K-Motors, la startup qui veut &quot;verdir&quot; le sport m\u00e9canique                                     <br \/>3<br \/>                                                                                 Ce que l\u2019exploitation du V\u00e9lodrome va changer pour l\u2019OM                                     <br \/>4<br \/>                                                                                 Quand l&#039;acier d&#039;ArcelorMittal M\u00e9diterran\u00e9e sert aussi les technologies durables                                     <br \/>5<br \/>                                                                                 Le Five, champion des op\u00e9rateurs de centres de sport indoor ?                                     <br \/>1<br \/>                                         <img decoding=\"async\" class=\"\" align=\"left\" height=\"24px\"  src=\"https:\/\/static.latribune.fr\/assets\/bundles\/latribunefront\/img\/logo-LT-abo-jaune.svg?version=20211125153417\" alt=\"revue T\" style=\"margin-right:8px; \"\/>                                        Satys g\u00e8le son usine 4.0 \u00e0 Marignane : 120 emplois et une attractivit\u00e9 industrielle menac\u00e9s  (3)                                     <br \/>2<br \/>                                                                                 Jessica Pellegrini, le plein d&#039;\u00e9nergie  (1)                                     <br \/>3<br \/>                                                                                 Quelle strat\u00e9gie d&#039;investissement pour Heineken dans le Sud ?  (1)                                     <br \/>             Votre email ne sera pas affich\u00e9 publiquement.<br \/>             Tous les champs sont obligatoires.         <br \/>Il n&rsquo;y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.<br \/>                         Soyez le premier \u00e0 donner votre avis ! <\/p>\n<p>                     <span class=\"awaitingCommentPseudo comment-pseudo\"><\/span>                     <span class=\"awaitingCommentAction comment-date\">                         <span class=\"awaitingCommentDate\"><\/span> &#8211;                         <span class=\"awaitingCommentTime\"><\/span>                     <\/span>                 <\/p>\n<p>Merci pour votre commentaire. 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