« J’étais auxiliaire de vie. Début juillet, mon diplôme d’usineuse tourneuse en poche, je suis assurée de trouver un travail qui me plaît », se félicite Elisabeth Le Gall, 39 ans. « Les femmes ont toute leur place dans les métiers de l’industrie », insiste Fabienne Le Carour, conseillère formation à l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) de Quimper.
« Les postes sont beaucoup plus ergonomiques et les machines performantes. Les entreprises ont investi dans ce domaine », complète Julien Auffret, responsable du site de Quimper. La réduction de la pénibilité des tâches est, en effet, cruciale dans un secteur qui peine à recruter.
Longtemps stigmatisée pour la faiblesse de ses rémunérations, l’industrie métallurgique a récemment mis à plat ses 78 conventions collectives pour en former une seule. 1,5 million de salariés et 42 000 entreprises sont concernés. Cette nouvelle convention collective, en cours de signature, prévoit une homogénéisation et une hausse des salaires. L’entrée en vigueur est prévue pour le 1er janvier 2024.
En attendant, les candidats titulaires d’une formation reconnue sont assurés de trouver un emploi en Cornouaille. Avec le luxe du choix, le rapport de force entre recruteur et candidat est clairement à l’avantage du second. Sur le site de Quimper, 70 jeunes apprentis sont formés par an tandis que 70 adultes le sont dans le cadre de la formation continue. Le site de l’IUMM de Quimper, situé sur la commune d’Ergué-Gabéric, va s’agrandir de 1 500 m² supplémentaires en 2022. Les travaux ont commencé la semaine dernière.
« Nous organisons des sessions de formations tout au long de l’année. Il suffit de venir nous voir et nous accompagnons les apprentis, à partir de 16 ans, et les personnes en reconversion », explique Fabienne Le Carour. « Nous avons élaboré une prépa apprentissage de trois mois et demi, pour les moins de 30 ans, qui permet d’expérimenter tous les métiers proposés au pôle formation de Quimper. La première commencera mi-février et la seconde, fin mars », annonce Julien Auffret.
Le responsable du site met également en avant le titre professionnel de soudeur qui se prépare en un an, les diplômes d’État liés à la maintenance industrielle, la licence mécatronique, option robotique, liée à la robotisation dans l’agroalimentaire notamment, et le BTS maintenance des systèmes qui prévient et répare les pannes des outils de productions.
Portes ouvertes, samedi 5 février, de 9 h à 16 h, au pôle formation de l’UIMM, rue Albert-Einstein, ZI de Kerourvois à Ergué-Gabéric.
2 février, 2022
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